JC Gapdy

 

Né en 1957 à Talence, JC Gapdy a d’abord entamé des études de biologie avant de basculer en 1981 dans l’univers de l’informatique. Il y travaille depuis, d’une part au sein d’un cabinet spécialisé, d’autre part en tant que Professeur associé à l’Université d’Avignon. Passionné de technologie, de sciences, d’évolution, d’exploration spatiale dont celle de notre système solaire, et plus particulièrement de Mars la Rouge, il est tombé dans la Science-Fiction en découvrant durant son adolescence des auteurs comme Asimov, Clarke, P.K. Dick, Heinlein, Van Vogt, Wolfe, Vance, Herbert, Silverberg qui devinrent ses compagnons de lecture, pour ne citer que les premiers. Il écrit sa première nouvelle vers seize ans sans songer à la proposer à des revues de l’époque.


Mais ses études, puis son activité et une famille avec 4 garçons feront qu’il n’écrit plus qu’occasionnellement durant longtemps. Même si ses manuscrits restent dans son ordinateur, il aborde les mondes de la Fantasy et du Fantastique, prenant au pied de la lettre la déclaration de Terry Pratchett : « La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons. » et celle de P.K. Dick : « J'ai toujours eu beaucoup de sympathie pour les gens qui voyaient d'autres réalités que nous. Peut-être parce que j'en fais partie… »


Ce n’est qu’en 2012, lorsque les éditions Assyelle lancent un concours de nouvelles en hommage à Philip K. Dick, qu’il se décide à franchir le pas vers le monde de l’édition et propose quatorze nouvelles écrites entre juin et septembre de cette année-là. Douze sont retenues. L’une d’elle se retrouve ainsi dans l’anthologie « Dimanche au bord du Monde » éditée en 2013. Les onze autres sont rassemblées en 2015 dans son recueil « Aliens, Vaisseau et Cie », nouvelles dans lesquelles il laisse son imagination se perdre au sein de mondes un peu fous et sombres, où la technologie explose parfois mais où l’être humain et ses sentiments restent les plus importants


Dans un tout autre registre, parait fin 2013 un Voyage au cœur des mondes de la Fantasy et de la Féérie sous forme de poèmes, avec « L’Éternité oubliée, les légendes du vent » qu’il a lui-même illustré de 21 crayonnés numériques. Partageant son temps libre entre écriture et dessin[1], il a actuellement terminé 3 recueils de nouvelles SF et Fantastiques (dont la première suite d’ «Aliens, Vaisseau et Cie »), ainsi qu’un cycle de Fantasy qu’il peaufine.


Retrouvez-le avec plusieurs nouvelles inédites sur son Blog auteur ou sur son compte Facebook



[1]     Les couvertures des 2 recueils « l’Éternité oubliée » et « Aliens, Vaisseau et Cie », ainsi que les illustrations intérieures de « l’Éternité oubliée », sont de sa composition.



"A l'instant où la sonnerie stridente le tirait de son sommeil, Hèmèth sut que ce n'était pas un exercice. Son cœur s'emballa, mais il réagit immédiatement, dans la lumière diffuse qui baignait sa cabine. Ses pieds nus se glissèrent dans les chaussures antigrav et il bondit jusqu'à la porte qui n'était qu'à deux pas de sa couchette. Saisissant au passage un gilet anti-pesanteur, il se faufila par l'ouverture. Le couloir était éclairé de rouge et de jaune, strié par les lampes tournantes d'alerte du vaisseau. Une forte odeur de brûlé lui piqua les narines et son corps se mit à trembler." Onze nouvelles où Aliens, Vaisseau et tout le reste, sans oublier les Compagnies JKil'D, Boltic® ou Trade Stellar Transit Inc., s'entremêlent dans un univers où il ne fait pas toujours bon vivre, car la folie, tout autant que le dévouement ou la tendresse, sont à jamais le propre de l'humain. Onze nouvelles où futur et réalité se mélangent et, parfois, se rejoignent.



Quatorze récits d'auteurs d'aujourd'hui rendent un hommage passionné à Philip K. Dick (1928-1982), génial romancier de science-fiction. Mauvais Genres, émission spéciale PKD, par Philippe BOUVIER Dieu joue du saxophone, par Damien JENDREJESKI Une si petite différence, par Gérard TEXIER Au parfum Pin de Californie, par Olivier MOYANO La main du bourreau, par Mathieu RIVERO L'Enfant Mécanique, par Nicolas SAINTIER Dimanche, au bord du monde, par Rémy BENECHET Le vidphone, par Olivier MOYANO Plus sûrs, plus fiables, par Julie CONSEIL Philip, par Stéphane SPASSEVITCH New-Eridan, par J.C. GAPDY Avant que la Mort ne touche, par BEB La cité hasardeuse, par Vincent BIRET Dr Lovebody, par Phil TERVAL


 

L’éternité oubliée. – Aux éditions Assyelle (Poésie-Fantasy)


Il se souvient si bien de cet été. Il ne l'oubliera jamais. Cet été où on l'envoya là-bas près de Dôle, dans le Jura, dans cette vallée des Anges, aux noms si étranges, Vriange, Romange, Amange... Près de cette forêt si grande, si longue, qui menait jusqu'à la Saline Royale. Parce que cet été-là fut magique. Parce qu'à seize ans, se noyer dans des yeux aussi clairs était merveilleux. Parce qu'à seize ans, il découvrit qu'au creux de cette forêt immense, une fée lui parlait. Parce qu'il entendit les sylvains et les elfes raconter l'amour et des légendes qu'on ne peut qu'écouter, ébahi, avant de les tracer d'une plume hésitante et maladroite sur quelque feuille, quelque cahier d'écolier. Et, de feuille en feuille, de cahier en cahier, ces légendes et cet amour sont devenus poèmes. Et, de poèmes en poèmes, elles sont redevenues légendes. Parce que l'amour reste éternel et qu'il n'oubliera jamais son premier amour, celui d'une fée rencontrée dans quelque forêt perdue, non loin du pays des Anges. Parce que seule l'éternité peut s'oublier...