Interview de Gaëlle Dupille par Marielle

Sur son site, Gaelle Dupille a interviewer plusieurs des auteurs attendus aux Aventuriales 2016, et maintenant, c'est son tour d'être interviewer par Marielle

 

Marielle :

Êtes-vous plutôt elfe, hobbit, chevalier jedi ou humain

 

Je suis totalement humaine. Pour preuve : ma connaissance du monde des elfes, hobbits ou jedis est proche de 0 !

 

Marielle :

Souhaitez-vous dévoiler votre identité ou simplement un surnom ?

 

Dans un grand élan de générosité, je vais dévoiler mon identité ET mon surnom !

Je suis mi-finistérienne, mi-audoise, née à Bordeaux, infatigable globe trotteuse, amoureuse des grands espaces, du Québec, de la Grande-Bretagne et du Cantal (que j’ai découvert il y a peu).

Pour éviter la monotonie au travail, j’alterne depuis plusieurs années les professions de chargée de communication, rédactrice/traductrice, prof d’anglais et de français « langue étrangère ». En vrac, j’adore : découvrir de nouveaux lieux, cuisiner, les soirées délirantes entre amis, l’humour décalé & les gens qui ne se prennent pas au sérieux, les chats noirs, les cigares, la Kriek (une délicieuse bière belge à la cerise, pour ceux qui l’ignoreraient)… et plein d’autres choses, dont la littérature de SFFFH, bien entendu.

Depuis janvier 2012, je fais partie du collectif d’auteurs franco-québécois Les Fossoyeurs de Rêves.

J’ai un surnom, que je dois à mon compère « Fossoyeur » Romain Billot : Mama Corleone !

 

 Marielle :

Et si trois mots vous racontaient ?

 

Voyages, écriture, rires.

 

Marielle :

Quels genres d'écrits votre imaginaire façonne-t-il ?

 

Généralement, j’écris du fantastique (souvent mêlé d’un peu d’horreur) et de la SF. Il m’est arrivé de rédiger des textes dans d’autres genres, comme du drame psychologique ou du policier, mais c’est assez rare.

Je privilégie des textes où le surnaturel et des éléments angoissants s’immiscent peu à peu dans un quotidien banal. Je trouve que cela donne un côté plus inquiétant et plus crédible aux histoires.

Quand j’étais petite, j’ai découvert le fantastique grâce à l’excellente série « La Quatrième Dimension ». J’ai réalisé il y a peu qu’elle a marqué mon inconscient au point de forger en grande partie ma manière de concevoir des histoires… même si je suis très loin d’avoir le talent de conteur et l’imagination de son créateur, Rod Serling !

 

Marielle :

Imaginons que la force vous emporte, vers quel univers va votre préférence ?

 

J’aime bien cette planète et si la Force n’y voit pas d’inconvénient, je préfère y rester ! Un trop grand nombre de ses habitants me manquerait si je devais partir vers un autre univers. Par contre, si elle veut m’emporter vers l’Écosse, je ne suis pas contre cette idée !

 

Marielle :

Comment et quand vous consacrez-vous à l'écriture ?

 

J’essaie d’accorder au moins 30 minutes quotidiennes à l’écriture, de préférence le soir. En général, je suis plus créative à la nuit tombée. J’allume un encens Nag Champa, quelques bougies, je relis ce que j’ai dactylographié la veille et je me lance.

Si je dois écrire durant la journée, je prends un carnet, un crayon à papier, et je m’installe près d’un étang, dans une forêt ou dans un cimetière, loin de toute source d’agitation.

 

Marielle :

Faites-vous partie des auteurs qui écrivent sous perfusions musicales ?

 

Tout dépend de mon humeur : parfois j’ai besoin d’un silence complet et parfois, il me faut un fond musical pour faire venir mes idées. Par contre, lorsque j’écris de la SF, j’ai remarqué qu’une bonne dose de musique m’est toujours indispensable.

 

Marielle :

Si oui, quel(s) son(s) vous transporte(nt) vers d'autres horizons ?

 

Mes goûts musicaux sont trèèèès variés (du classique au hard rock bien énervé) et j’adapte souvent mon fond sonore au type de scène que j’écris (calme pour les scènes d’introspection, plus dynamique pour les poursuites ou les moments angoissants…). Quelques artistes reviennent cependant très souvent dans ma playlist : The Clash, Editors, Rob Zombie, The Pogues, Motörhead et… Mozart !

Parmi les sons naturels, le crissement des pas dans la neige, l’orage et la pluie ont des effets très positifs sur mon inspiration… mais j’ignore pourquoi.

 

Marielle :

—  Que mettriez-vous sur votre écusson (devise, emblème,...) ?

 

Comme emblème, je verrais bien une machine à écrire accompagnée d’un verre de vin rouge ! Et juste en dessous, puisque je suis une éternelle optimiste, je pense à un proverbe iranien, qui ferait une belle devise : « Les plus belles aubes naissent des nuits les plus noires ».