Interview de Frédéric Czilinder

 

Une autre petite interview décalée  Partons à la rencontre de Frédéric CZILINDER

 

Marielle :
-Êtes-vous plutôt elfe, hobbit, chevalier jedi ou humain ?


Humain, tout simplement, sans autre pouvoir que celui de l’imagination, mais je suis bien plus casanier qu’un hobbit.


Marielle :

-Souhaitez-vous dévoiler votre identité ou simplement un surnom ?


Je n’ai pas d’identité secrète, mais il arrive qu’on m’appelle Zig, Zizou, ou plus récemment « Le grizzly », surnom que je dois à l’ami Michel Borderie avec lequel j’ai partagé un gîte il y a quelques mois (il prétend que je ronfle, ce qui est faux : moi, je n’ai rien entendu !)


Marielle :
-Et si trois mots vous racontaient ?


Nous (parce que nous sommes plusieurs dans ma tête), cauchemars (j’en ai pas mal à exorciser) et lunaire (souvent, mon corps est là, mais mon esprit est ailleurs).

Marielle :

-Quels genres d'écrits votre imaginaire façonne-t-il ?


Des récits fantastiques ancrés dans le monde contemporain, où mes personnages doivent souvent régler l’addition de leurs prédécesseurs, avec l’exploration de la notion d’hérédité de la malédiction. Quoi qu’aient fait nos ancêtres, se présente toujours le moment où il faut s’acquitter de sa dette (comme nous le faisons aujourd’hui avec notre environnement, par exemple, mais à une échelle surnaturelle). J’ai une vision assez sombre de l’humanité, qui se traduit par des personnages parfois pétris de vice.

Marielle :

-Imaginons que la force vous emporte, vers quel univers va votre préférence ?


Pas forcément un univers imaginaire. Je suis nostalgique d’un certain passé, quand la technologie et la société de consommation n’avaient pas encore fait de nous leurs esclaves. Une époque où chaque objet avait une utilité dénué de futilité. Je ne suis pas amateur de Steampunk, mais je me verrais bien vivre sous le Second Empire, dans les années 1860 (période qui me passionne et dont je suis collectionneur).


Marielle :

-Comment et quand vous consacrez vous à l'écriture ?


Quand mon (vrai) boulot et ma vie de famille me le permet, essentiellement au bureau entre midi et deux, lors de la pause déjeuner.


Marielle :

-Faites-vous partis des auteurs qui écrivent sous perfusions musicales ?


Complètement. J’écoute du métal à fond les ballons. Souvent les mêmes albums, en boucle, cela me permet de m’isoler du monde extérieur et de m’immerger plus facilement en faisant le lien d’une séance d’écriture à la suivante.


Marielle :

-Si oui, quel(s) son(s) vous transporte vers d'autres horizons ?

 

Un bon gros riff de guitare électrique, certains Guitar Heros sont de vrais virtuoses et savent me faire planer, à l’instar de Steve Vai, ou Joe Satriani.


Marielle :

-Que mettriez-vous sur votre écusson( devise, emblème,...) ?

 

Je choisirais le fameux pentagramme de la mythologie de Cthulhu, avec une espèce d’œil en son centre.