Interview de Jean Rébillat


Les 24 et 25 septembre, vous allez pénétrer en « Terre du Milieu » et entrer dans un autre monde « Les Aventuriales de Ménétrol » Pour vérifier que vous êtes apte à cette mutation, nous allons pratiquer une exploration de votre « moi ».

 

Marielle :
- Êtes-vous plutôt elfe, hobbit, chevalier jedi ou humain ?


Je me classerais volontiers parmi les hobbits. J’aime observer l’univers dans le calme depuis un endroit paisible, mais je ne peux pas résister à l’idée d’une aventure, qu’elle soit réelle ou rêvée. Ni d’un bon repas bien arrosé, d’ailleurs. De plus, j’ai besoin qu’il existe un peu de magie dans le monde, que des êtres ou des lieux en soient chargés, qu’ils illuminent ou assombrissent l’univers.


Marielle :

- Souhaitez-vous dévoiler votre identité ou simplement un surnom ?


J’ai choisi d’avoir plusieurs surnoms, selon les mondes que je visite ou que j’invente : ceux de mes personnages. Avec autant de personnalités et d’aspects, sans cesse renouvelés, chacun cherchant à me rendre meilleur, sans doute. Mais ces noms restent dans le monde qui les a vus naître. Je ne cherche pas à me cacher ni à m’illusionner sur ma valeur : je ne suis que moi-même dans le monde humain, sous ma propre identité : un doux rêveur.


Marielle :

- Et si trois mots vous racontaient ?


Geek : je ne peux pas le cacher, j’ai été l’un des premiers à programmer dès l’enfance , à jouer, à écrire des jeux… et à faire du jeu de rôle une activité régulière depuis plus de 30 ans. Tout en fabriquant des programmes informatiques pour le domaine spatial. Utopie : Loin d’être une illusion et beaucoup plus qu’un simple concept, c’est un mode de vie, une vision particulière du monde qui façonne aussi bien ma manière d’être que mon écriture. Curiosité : Apprendre, découvrir, inventer… autant de plaisirs inconnus, de surprises et de questions nouvelles. Il existe autour de nous plus à observer et à raconter qu’il ne me sera possible de le faire en cent vies.


Marielle :

- Quels genres d'écrits votre imaginaire façonne-t-il ?


Des histoires simples, je pense. Avec au cœur de l’histoire des héros – et des héroïnes – simples, qui ne veulent que vivre en paix, pris au piège dans un monde trop grand, trop complexe, empli de questions insolubles et de vérités cachées. Des quêtes initiatiques. Toujours la même question : quelle est ma place ? L’univers, lui, varie et sert de révélateur aux personnages.
Imaginons que la force vous emporte, vers quel univers va votre préférence ? N’importe quel lieu où la magie existe, où le rêve et la vie s’entremêlent, où la rigueur et le froid de la machine n’ont pas asservi l’esprit humain. La Terre du Milieu conviendrait, Ambre serait parfait. Mais notre monde pourrait très bien faire l’affaire si l’on soulevait le tapis de la technologie pour y insuffler les graines de folie et la magie oubliée qui n’attend que de reparaître au grand jour : l’amitié et le respect.

Marielle :

- Comment et quand vous consacrez-vous à l'écriture ?


J’écris n’importe où, si j’ai un ordinateur – objet qui ne me quitte jamais. Une demi-heure ou cinq minutes, qu’importe ! J’ai écrit des portions de Sheroes dans le train, le RER, le bateau, la voiture (en tant que passager) et même l’avion. Dans des gares, des aéroports, des bars bondés… Cependant j’aime les endroits calmes, capables d’inspirer. Je me rappelle, entre autres, des bords du Loch Ness, de la savane du Togo et des côtes de Malte. Toutefois, soyons réalistes, c’est dans ma maison, assis à mon bureau que je passe le plus de temps à écrire.


Marielle :

- Faites-vous partie des auteurs qui écrivent sous perfusions musicales ?


Tout à fait. Écrire sans musique est comme boire de l’eau tiède. La musique est hypnotique, elle extrait la pensée de la réalité, la libère pour la laisser se projeter dans le texte en cours. Évidemment, les sentiments invoqués par l’écoute ne sont pas les mêmes selon l’interprète, un choix judicieux de la playlist est essentiel en fonction du chapitre en cours !


Marielle :

- Si oui, quel(s) son(s) vous transporte vers d'autres horizons ?

 

J’ai une oreille très éclectique. J’aime autant les groupes de hard rock tibétains (si, ça existe) que Céline Dion. Ma préférence va nettement aux rock « prè-métal » des années 70, tels que Deep Purple, Led Zeppelin, Rainbow ou Uriah Heep. Des groupes dont les textes et la musique ont été largement inspirés par… J.R.R Tolkien, tiens donc ! Mais je suis aussi un fan absolu de Patricia Kaas, Pat Benatar, Lio et Mylène Farmer. Sans oublier un peu de disco pour les scènes reposantes ou du funk quand je coince sur un paragraphe. J’évite quand même le rap qui ne me transporte pas vraiment.


Marielle :

- Que mettriez-vous sur votre écusson( devise, emblème...) ?

 

Ce sont les nobles et les soldats qui ont des blasons, des devises et des emblèmes, pour que personne n’ignore la valeur qu’ils croient posséder ou qu’ils veulent se donner. Je ne suis qu’un homme normal, je n’en ai pas besoin. Cependant, sur ma tombe, je verrais bien écrit « Il a vécu mille vies, celle qu’il a partagée avec vous étant sa préférée ».