Interview de Kailyn Mei

 

Faisons plus ample connaissance avec Kailyn Mei


Marielle :
- Êtes-vous plutôt elfe, hobbit, chevalier jedi ou humain ?


Elfe… noir. Et si je ne peux pas, je détruis le monde. Voilà.

Marielle :

- Souhaitez-vous dévoiler votre identité ou simplement un surnom ?


Dans la vie civile, j’étudie (après le japonais et le chinois) pour être professeure de français… pour les étrangers. Mon nom d’auteur est en fait la version chinoise de mon prénom et de mon nom de famille (et celui avec lequel je signais mes documents administratifs à Taïwan).


Marielle :

- Et si trois mots vous racontaient ?


Hum, voyons voir. C’est dur, vous savez : incroyable, géniale et modeste.

Marielle :

- Quels genres d'écrits votre imaginaire façonne-t-il ?


Des écrits où, apparemment, mes lecteurs adorent mes antagonistes, même lorsqu’ils mangent des gens au petit déjeuner. Je ne sais plus quoi faire. Il semble que j’ai un don pour rendre les méchants les plus ignobles sympathiques ou intéressants (cela dépend des lecteurs). Oh, et apparemment, il ne faut pas lire certains de mes romans à l’heure du repas. Ce qui doit avoir un rapport avec le cannibalisme, en fait.
Au final, je pense que j’ai tendance à glisser vers l’épouvante et l’horreur, même quand je ne suis pas censée en écrire. Et, je plaide coupable, j’aime beaucoup écrire les antagonistes (je préfère ce terme à « méchant » qui me paraît trop manichéen).


Marielle :

- Imaginons que la force vous emporte, vers quel univers va votre préférence ?
Un univers où mes antagonistes NE sont PAS. J’ai du bon sens contrairement à d’autres personnes !


Marielle :

- Comment et quand vous consacrez vous à l'écriture ?


Quand j’ai le temps ou l’inspiration, donc c’est très inégal. J’ai remarqué que plus je suis stressée (par le travail que je fais pour le Petit Caveau, les examens, les cours que je donne…), plus j’écris. Mais ensuite je m’écroule et je ne produis plus rien quand j’ai enfin du temps libre. J’étais à plus de 50h/semaine de janvier à mai, j’ai récrit un roman de 80000 mots en trois mois. Et presque rien cet été, alors que j’avais deux mois libres.

Marielle :

- Faites vous partis des auteurs qui écrivent sous perfusions musicales ?


Oui et non. Il est vrai que certaines chansons ou musiques m’inspirent, mais il est assez rare que j’écrive avec un fond sonore. Toutefois, j’adore les lieux bruyants et avec de la vie, sinon j’ai tendance à m’ennuyer.

Marielle :

- Si oui, quel(s) son(s) vous transporte vers d'autres horizons ?


C’est très variable. Le roi des tréfonds, par exemple, a été écrit avec certaines chansons de Tristania en tête. Pour Union mortelle et ses suites, c’est plutôt du pop-rock (mais pas que…). En ce moment, je travaille aussi sur un roman se déroulant au 19e siècle, et j’écoute donc plutôt de la musique classique. Et pour un autre roman se déroulant au Moyen-âge,

Marielle :

- Que mettriez-vous sur votre écusson( devise, emblème,...) ?


Un poulpe. Ce n’est pas négociable.