Frédéric Gaillard

Né à Valence en 1967, Frédéric GAILLARD y a grandi jusqu’à 1m66, entre un scrabble et un dictionnaire. À l’adolescence, il dévore Lovecraft, Baudelaire, Poe, Tolkien et bien d’autres, traduit ses maux en mots, y pose les notes d’une guitare, les tremblements de sa voix.

Après avoir fait du travail social son champ de compétence, il fait du travail de nuit son quotidien et se met à coucher ses rêves et ses lubies sur le papier.

Oiseau nocturne, écriturier à ses heurts perdus, il aime l'humour noir et sans sucre. Dilettante polymorphe autodidacte, futur diplômé en procrastination différée,ancien rôliste (grand ancien même…)passionné de littérature fantastique, il vénère depuis toujours le grand Cthulhu, et tout ce qui, d’une manière générale, rampe, se cache et chuchote dans les ténèbres.

Comme son imaginaire le démange, il se gratte jusqu'au sang. Aux dires de certains sycophantes, il écrirait sans l’aide de son cerveau gauche, siège de la raison et de la pensée analytique. Depuis plusieurs années, des dizaines d’histoires suintent des fissures de son crâne ébréché. Des soixante qu’il a pu rattraper, il a fixé la quintessence sur des feuilles de papier. Le reste s’est envolé, pris par le vent mauvais. Lentement mais sûrement, ses créations s’animent, golems d’encre et de papyrus. Elles commencent à mener leur vie propre, et n’ont qu’un but : venir s’immiscer, s’insinuer dans vos esprits avides d’histoires. Et y rester.

 

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Quelques interviews:

Interview Gourmandises littéraires 07-06-2016

 

Interview Libres Plumes 10-11-2016

 

Interview Radio-Mega 99.2FM 14-01-2017

 

Bibliographie

Infemmes et sangsuelles (recueil)

 

Une femme d'affaires sous pression, une diva orgueilleuse, une sorcière mélancolique, une prêtresse angoissée, une fermière combative, voici quelques-unes des femmes dont vous ferez la connaissance en ouvrant ce recueil.

Elles font naître les désirs, exacerbent les passions, déchaînent les fantasmes. Qu'elles les rencontrent par hasard dans un ascenseur, en discothèque, dans les loges d'un vieux théâtre ou au détour des allées d'un cimetière, les hommes dont elles croisent le chemin en repartent profondément transformés, à jamais pétris. Leur secret : un philtre composé d'un doigt de séduction, d'une pincée de magie et d'un soupçon de folie. En face, la sottise des hommes, leur brutalité et leur aveuglement.

 

Certaines, lasses, aspirent juste au repos. D'autres, perdues comme le sont les âmes seules, laissant planer dans leur sillage un amer parfum de vengeance, hantent les hommes jusqu'à leur faire perdre la tête. D'autres enfin, par pur orgueil, sont prêtes à défier le Diable ou les colères du ciel pour ressentir encore et encore et encore les pouvoirs enivrants du philtre magique.

 

Toutes, sous leurs ruses, leurs vices et leurs artifices, cachent pourtant des faiblesses, des blessures, toute la quintessence de leur humanité.

 

 

Du plomb dans l'aile (Novella)

 

Un concert de piaillements s’élevait du centre de la cour sous l’excitation du départ imminent. L’ancien, agacé par tant d’effervescence, se rapprocha de l’attroupement qui en était à l’origine. Les pious, en pelote compacte, sautillaient et se bousculaient en pépiant, attentifs à quelque chose que l’instructeur, placé où il était, ne pouvait apercevoir. Il en poussa un du bec, essayant de se frayer un passage au milieu de l’inextricable bosquet duveteux. En dépit de son imposante stature, il échoua misérablement. Reculant d’un bond, il étendit alors ses ailes et prit son envol en tournoyant au-dessus de la multitude. Un rai de soleil vint illuminer son plumage brun moucheté de blanc, magnifiant sa splendeur. (...)

 

 

Jeux de dopes (Novella)

 

La pratique du dopage a fait partie du sport dès l’instant où le sport est devenu spectacle nous rappelle Frédéric Gaillard avant d’entreprendre de nous conter dans un style aigre-doux et sans temps mort, l’histoire d’une fabuleuse mutation.

 

 

Le petit oiseau va sortir (Novella)

 

Le poulet aurait dû rejoindre directement la poubelle mais je me suis dit qu’une bonne cuisson et un badigeon de moutarde suffiraient à en masquer l’odeur. Grave erreur ! Je n’ai jamais été malade à ce point. Je sais désormais à quoi servent les dates de péremption inscrites sur les barquettes.

Heureusement, je connais un bon médecin.

Nouvelle:

  • 2015: Loup, y es-tu? dans l'anthologie Histoires de Loups-garous