Frédéric Gaillard 

 Né à Valence en 1967, Frédéric GAILLARD y a grandi jusqu’à 1m66, entre un scrabble et un dictionnaire. À l’adolescence, il dévore Lovecraft, Baudelaire, Poe, Tolkien et bien d’autres, traduit ses maux en mots, y pose les notes d’une guitare, les tremblements de sa voix.

Après avoir fait du travail social son champ de compétence, il fait du travail de nuit son quotidien et se met à coucher ses rêves et ses lubies sur le papier.

 

Oiseau nocturne, écriturier à ses heurts perdus, il aime l'humour noir et sans sucre. Dilettante polymorphe autodidacte, futur diplômé en procrastination différée,ancien rôliste (grand ancien même…)passionné de littérature fantastique, il vénère depuis toujours le grand Cthulhu, et tout ce qui, d’une manière générale, rampe, se cache et chuchote dans les ténèbres.

 

Comme son imaginaire le démange, il se gratte jusqu'au sang. Aux dires de certains sycophantes, il écrirait sans l’aide de son cerveau gauche, siège de la raison et de la pensée analytique. Depuis plusieurs années, des dizaines d’histoires suintent des fissures de son crâne ébréché. Des soixante qu’il a pu rattraper, il a fixé la quintessence sur des feuilles de papier. Le reste s’est envolé, pris par le vent mauvais. Lentement mais sûrement, ses créations s’animent, golems d’encre et de papyrus. Elles commencent à mener leur vie propre, et n’ont qu’un but : venir s’immiscer, s’insinuer dans vos esprits avides d’histoires. Et y rester. 


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Bibliographie séléctive

De lointains rêvages

 

Rroyzz éditions

 

Dans cet ouvrage, on croise pêle-mêle un courageux chasseur de papillons, un futur bachelier multi-récidiviste, un gourou malchanceux, un homme à rebours, un papa stressé, un portrait craché, un junkie en manque, un navigateur en solitaire ainsi que quelques autres singuliers personnages ramenés des lointains rêvages féeriques ou dantesques sur lesquels a accosté l’auteur, marin aguerri mais novice égaré dans un univers en perpétuel bouillonnement, lors de ses voyages dans les flots en furie de l’Océan Onirique. 

Il nous propose ici de nous réconcilier avec les terreurs d’enfance tapies dans les profondeurs de notre inconscient en ressuscitant certains des personnages qui les symbolisent :

De pauvres hères à la dérive, ballottés par la vie, malmenés, jetés sur des récifs inhospitaliers, en quête d’une nouvelle et meilleure existence, d’une île où consumer leur naufrage.

D’effrayantes chimères le poursuivant de leurs noirs desseins, dont il ramène malgré lui un peu de l’âme sombre à chacun de ses réveils.

Il couche ensuite fébrilement ces bribes de rêves sur le papier, s’immergeant une dernière fois dans leur chaos pour vous en livrer l’essence, avant que n’en disparaissent les souvenirs déjà pâlissants.

Pour ensuite pouvoir embarquer, l’âme libre, vers d’autres rêvages.

 

Infemmes et Sangsuelles

 

Lune-Ecarlate 

 

Une femme d'affaires sous pression, une diva orgueilleuse, une sorcière mélancolique, une prêtresse angoissée, une fermière combative, voici quelques-unes des femmes dont vous ferez la connaissance en ouvrant ce recueil.

Elles font naître les désirs, exacerbent les passions, déchaînent les fantasmes. Qu'elles les rencontrent par hasard dans un ascenseur, en discothèque, dans les loges d'un vieux théâtre ou au détour des allées d'un cimetière, les hommes dont elles croisent le chemin en repartent profondément transformés, à jamais pétris. Leur secret : un philtre composé d'un doigt de séduction, d'une pincée de magie et d'un soupçon de folie. En face, la sottise des hommes, leur brutalité et leur aveuglement.

 

Certaines, lasses, aspirent juste au repos. D'autres, perdues comme le sont les âmes seules, laissant planer dans leur sillage un amer parfum de vengeance, hantent les hommes jusqu'à leur faire perdre la tête. D'autres enfin, par pur orgueil, sont prêtes à défier le Diable ou les colères du ciel pour ressentir encore et encore et encore les pouvoirs enivrants du philtre magique.

 

Toutes, sous leurs ruses, leurs vices et leurs artifices, cachent pourtant des faiblesses, des blessures, toute la quintessence de leur humanité.

 

Jeux de Dopes

 

Zonaires 

 

« Vous savez, Monsieur le Président, on ne se dope pas plus pour faire 3500 km en vingt jours que pour courir 100 mètres en neuf secondes… », disait Jacques Goddet, s’adressant à Jacques Chirac en juillet 1998.

La pratique du dopage a fait partie du sport dès l’instant où le sport est devenu spectacle nous rappelle Frédéric Gaillard avant d’entreprendre de nous conter dans un style aigre-doux et sans temps mort, l’histoire d’une fabuleuse mutation.

Mise en garde : cette nouvelle est sans danger pour le lecteur, mais il est possible qu’il ressente le besoin de prendre un petit remontant pour suivre pleinement la cent vingt-huitième édition du tour d’Hexagonie…