Jean Marigny

    Jean Marigny est né en 1939. Professeur émérite de l'Université Stendhal à Grenoble, où il enseignait la littérature anglaise et américaine, il est notamment connu du grand public grâce à ses travaux sur le vampire.

auteur-e d'une thèse de doctorat d'État intitulée Le Vampire dans la littérature anglo-saxonne qu'il a soutenue en 1983 et qui a été diffusée par Didier-Érudition en 1985, il a publié deux anthologies, Histoires anglo-saxonnes de Vampires (Librairie des Champs-Élysées, 1978) et Les Vampires: Dracula et les siens en collaboration avec Roger Bozzetto (Omnibus, 1997). Il est également l'auteur-e d'un ouvrage qui a été traduit en sept langues, Sang pour sang: le réveil des vampires (Découvertes/Gallimard, 1993) et a dirigé aux éditions Autrement dans la collection "Figures mythiques" un ouvrage collectif sur Dracula à l'occasion du centenaire du roman de Stoker en 1997.

 

Fondateur du GERF (Groupe d'Études et de Recherches sur le Fantastique) qu'il a dirigé pendant de nombreuses années à l'Université Stendhal, membre de la branche canadienne de la Transylvanian Society of Dracula, il a publié en juin 2003 chez Honoré Champion Le vampire dans la littérature du XXe siècle. 


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Bibliographie séléctive

Vampires : De la légende au mythe moderne

 

Editions de la Martinière

 

Le vampire a fait son apparition au cinéma dès les premières années du XXe siècle. Un siècle plus tard, il continue de fasciner les spectateurs et il est devenu l'un des principaux personnages du cinéma fantastique. Comme dans la littérature, l'image du vampire n'a cessé d'évoluer. Ce livre remonte, à travers plus de 200 documents d'illustration exceptionnels, à l'origine du mythe des vampires. Après un tour d'horizon mondial présentant les différents ancêtres du vampire moderne, l'auteur retrace la naissance et l'évolution de la figure du vampire, les modèles historiques qui l'ont inspiré, l'apparition de la légende au XIXe siècle, véhiculée d'abord par la littérature puis, dès le XXe siècle, par une profusion d'œuvres cinématographiques.

 

Les femmes vampires : Anthologie

 

 José Corti

 

La littérature et le cinéma ont souvent donné l'impression que le mythe du vampire était essentiellement masculin. De Lord Ruthven au mort vivant séducteur des romans d'Anne Rice en passant par l'immortel comte Dracula de Bram Stoker, la littérature, puis le cinéma nous ont présenté toute une galerie de héros - ou de ami-héros - d'outre-tombe particulièrement virils. Or, il ne faudrait pas oublier que les femmes vampires sont apparues dans l'imaginaire occidental bien avant Lord Ruthven et cela, dans un premier temps, par le biais de la poésie. " La Fiancée de Corinthe " dans le poème de Goethe, Gertldine dans " Christabel " de Coleridge, Oneiza dans "Thalaba le destructeur " de Robert Southey, "Lamia " et la " Belle dame sans merci " de Keats sont des femmes fatales dont le baiser est mortel, même si elles ne sucent pas toujours le sang de leurs victimes. C'est au cours des années 1820 que les vampires féminins à proprement parler vont faire leur apparition. L'un des deux premiers personnages de vampires féminins est sans doute Brunehilde dans la nouvelle d'Ernst Raupach " Laisse dormir les morts " (1823) qui ouvre l'anthologie, suivie par quatre récits représentatifs des plus " belles " histoires de femmes vampires (A. Crawford, M.E. Braddon, F.M. Crawford, X.L.). Un monde sépare en effet la femme fatale suceuse de sang des récits d'inspiration gothique du XIXe siècle et ces prédatrices modernes, ardemment féministes, qui luttent pour sauvegarder leur indépendance. Les nouvelles que nous avons choisies pour ce recueil sont des textes du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Jacques Finné les présente au fur et à mesure. Ce sont des classiques du genre, même si certaines d'entre elles sont peu connues du public français, voire inédites en France, comme " La Bonne Lady Ducayne " et " Un Mystère de la campagne romaine ". Elles donnent de la femme vampire une image très diversifiée, et nous espérons qu'elles sauront conquérir, sinon vampiriser, nos lecteurs.

 

 

Sang pour sang. Le réveil des vampires

 

 Gallimard

 

L'Antiquité eut ses divinités assoiffées, le Moyen Âge ses pervers sanguinaires. Au XVe siècle, l'Église immortalisa les morts-vivants en les reconnaissant. Le vampire eut dès lors le droit de cité. Trois siècles plus tard, en pleine raison triomphante, la psychose est générale. Le vampire est connu, décrit : un « revenant en corps », réfractaire à la croix, éventuellement à l'ail... Le théâtre de la terreur est posé. La littérature romantique va le consacrer, avec, dans le rôle du saigneur, Dracula, de Bram Stoker. Un siècle plus tard, le cinéma lui donne corps, dans tout l'achèvement de sa terrible splendeur. Jean Martigny traque cette figure polymorphe dans les lieux mêmes où elle se réfugie : la nuit, la mort, le temps perdu.